Mutations de la culture face au numérique; la recherche et le numérique.

I.La culture artistique face au numérique en général

Comme l’article Interaction entre art et science le constate: « Paradoxalement… les chercheurs recourent aux machines dans un effort pour redéfinir la créativité humaine” (Jonathan Benthall). En effet, dans le monde moderne l’art a souvent recours à d’autres moyens de productions et d’approches vis-à-vis de l’art : Est-ce par choix ou par nécessité? L’art aurait-il atteint un épuisement créatif, qui l’a inévitablement poussé vers le numérique? Le numérique, par exemple, représente un, sinon le moyen majeur pour produire et diffuser de l’art. Avec ces nouveautés, l’approche vis-à-vis des arts visuels est sensiblement modifiée: peut-être que la culture globale même, qui englobe l’art, à changé aussi ? Ceci est certain.

Le numérique était peut-être un choix dans le passé,  »une nouvelle approche à considérer, à explorer », mais ce choix est vite devenu un choix irréversible à adopter. Qui verrait un retour à un art non-numérique (, peut-être plus authentique)? Personne, du moins pour quelques temps.  Avatar de James Cameron (2009) au cinéma est l’illustration parfaite de ce non-retour et de cette approche numérique qui s’affirme:  »le public ne sera plus impressionné par autre chose », certains affirment.

Ainsi, avec cette nouvelle approche, ce nouvel art qui s’affirme, une nouvelle culture naît aussi, autour de celle-ci. La place des médias face à la culture est aussi un sujet extensif et intéressant a étudier, particulièrement de nos jours (la majorité de ces médias travaillant avec ou étant numériques!).

II.Considérations particulières autour de la recherche en Archéologie et en Histoire de l’art


Cette place de la culture dans le numérique, du numérique dans la culture; de l’art dans la culture numérique est d’une grande importance, particulièrement pour ceux qui créent, médiatisent protègent ou apprécient notre patrimoine artistique et culturel.

Pourtant, cette numérisation globale et constante qui ne cesse d’évoluer représente aussi un danger pour la culture. Avec la diffusion d’internet, libre et gratuite dans la plupart des pays, l’information est non seulement mise à la disposition de tout le monde, mais aussi mise en disposition par tout le monde. Cette liberté d’expression permet à chacun de mettre en ligne la quantité de données qu’il veut, or cette facilité de transmettre, faire circuler est dangereuse car aucune source n’est mentionnée de nos jours, les informations sont peu fiables et peu spécifiées. Cette énorme base de donnée libre et pour la plupart gratuite qu’est internet a encore besoin d’évoluer pour devenir une source d’information sure à travers le monde. Avec le temps on pourrait voir l’apparition d’une archive éternelle si l’on met assez de données contrôlées en ligne.

Intéressons-nous donc à la recherche en particulier, face au numérique. Comme toutes les questions sujettes à débat, nous y répondrons en mettant en avant les bienfaits et les méfaits supposés apportés à la recherche par les technologies numériques et notamment l’internet.
Tout d’abord, rappelons que la recherche est un acte qui demande une question, une ou plusieurs réponses obtenues à la fois par l’analyse de données déjà existantes sur le sujet et de données issues de recherches « sur le terrain », plus ciblées (le chantier de fouille ou les prospections des archéologues, les collections ou les monuments des historiens de l’art…). Il y a donc une part importante de la recherche qui est basée sur le traitement de données archivées. Ce qui nous emmène à la question du rôle d’internet dans cette partie de la recherche.

C’est en effet un outil tout trouvé pour l’archivage et qui semble fonctionner convenablement mais quelques problèmes se posent. En effet, il y a tout d’abord la question de l’accessibilité aux données– certes, tout le monde pourvu d’une connexion peut accéder à un nombre considérable d’information, mais dès que l’on cherche à entrer dans des détails très ciblés on se trouve souvent confronté à des sites comportant des conditions d’accès (entendons par là des conditions monnaitaires). Ainsi, comme nous l’avons déjà constaté : la fiabilité est souvent compromise pour un public large, l’exemple le plus significatif étant le fameux ouvert et gratuit wiképédia.

De plus, dans toute présentation orale ou écrite il est désormais courant d’inclure une webographie en plus de la traditionnelle bibliographie. Or, on sait qu’internet est un monde qui bouge beaucoup et que des pages voir des sites entiers changent constamment d’adresse; Il devient donc dans certains cas anodin de citer des sites web. Une liste de liens ne peut pas remplacer une bibliographie présente dans un ouvrage ou un article, pour la raison que l’on vient d’évoquer (les liens « morts » sont rarement supprimés par les webmasters) mais également du point de vue de la fiabilité même des liens.

On peut cependant voir un grand intérêt dans l’Internet, résidant au niveau de l’image. De nombreux programmes permettent d’obtenir et d’utiliser une quantité impressionnante de données visuelles (picasaweb, photo libre, imageshack…).

Internet est un outil compatible en tous points avec la recherche (communication instantanée, partage de données) mais il y a d’importantes questions à régler, notamment au niveau de l’accès aux données, et de leur control.

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~ par symboles2dualite sur 28 mai 2010.

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