La notion de dualité

•26 mars 2010 • Laisser un commentaire

Avant de nous pencher sur des cas ciblés, nous allons faire un petit point sur la définition du mot dualité et sur les différents sens qu’il peut prendre selon les situations.

Notons que tout d’abord, la dualité est un terme mathématique, ce que confirme la définition de ce mot sur wikipedia :

« Il n’est pas possible de donner une définition rigoureuse et universelle de la dualité. Elle apparait comme un lien fort entre deux objets différents mais de même nature, comme par exemple entre un cube et un octaèdre. Néanmoins, on peut la définir dans des cas précis, dans des contextes donnés.

Deux objets liés par une relation de dualité ont des propriétés liées, les théorèmes s’appliquant sur l’un ayant un équivalent pour l’autre, et les preuves présentant parfois certaines ressemblances. »

La dualité de deux ensembles, en fait n’est présente que si ces deux ensembles ont une relation étroite de part leur opposition, et c’est cette notion qu’empreinte le thème du discordia concors de la Renaissance, que nous verrons dans un prochain article.

La dualité des sexes

•26 mars 2010 • Laisser un commentaire

C’est un thème très exploité dans l’art de nombreuses civilisations.

Le paradoxe des relations  homme -femme: les  individus masculins et féminins se ressemblent tout en étant très différents…Ils sont complémentaires.Sur cette image nous voyons un individu féminin et un individu masculin unis en un. C’est une fusion symbolique; dans la pierre.

C’est un sujet qui a passionné toutes les civilisations, à travers tout les temps. Cette dualité présente  met en jeu la représentation des contraires qui fusionnent pour former un  »Un » cohérent.

La Dualité fait l’Unité

La Dualité fait l’Unité

Vesica Pisces

•24 mars 2010 • Laisser un commentaire

Le Vesica Pisces, ou Vesica Piscis, est l’un des plus anciens symboles géométrique représentant la divinité et la dualité de l’histoire. Dans les temps anciens, la divinité était représentée par le cercle, figure géométrique parfaite, désignant un être sans début ni fin, existant à jamais et parfaitement symétrique. L’ajout d’un deuxième cercle, d’une deuxième divinité, représente l’expansion et la dualité, l’union mâle et femelle, dieu et déesse. Le croisement de ces deux cercles donne naissance à une nouvelle forme, le Vesica Pisces.

Cette forme, ovale, a été utilisée à travers les époques dans plusieurs religions, si l’on prend l’exemple de la religion chrétienne, le motif du poisson est encore aujourd’hui reconnu en tant que symbole de Jésus, on retrouve le Vesica Pisces dans une grande partie des lieux de cultes chrétien de l’époque médiévale, mais également dans toutes les religions dédiées au culte d’une divinité féminine, fertile dans lesquelles la création prend un rôle essentiel.

Le DUEL de l’amour

•24 mars 2010 • Laisser un commentaire

Depuis le XVI e siècle, en continuité avec la Renaissance, un des sujets qui a le plus inspiré les artistes: les amours des dieux.

Hercule, qui est l’une des figures les plus célèbres et populaires depuis l’art classique, est en particulier l’héros par excellence: ses amours ont surtout intéressés les artistes. Celles qu’il a partagés avec Omphale, la reine de Lydie, ont cependant surtout été représentés.

La légende antique raconte Hercule qui se met au service d’Omphale dont il est volontairement devenu l’esclave afin de se purifier de ses crimes. Dans les interprétations de cet épisode Hercule est traditionnellement représenté, barbu et musclé(selon la convention), en habits féminin. Il tient le fuseau à la main, filant la laine. Omphale,à son tour, est souvent représentée debout, portant les attributs principaux d’Hercule: la peau de lion de Némée et sa massue. Le contraste entre les corps est marqué. Omphale, svelte, est par sa posture et position supérieure à hercule,homme viril assis.

Cette légende symbolise ainsi le triomphe de l’amour : Omphale incarne la beauté féminine ayant dominé l’homme. Hercule, esclave et amant d’Omphale, est désarmé et renonce à sa virilité. Il est ainsi réduit aux volontés d’une femme qui s’est appropriée ses attributs.

Cette légende est l’exemple du monde à l’envers et illustre le paradoxe des relations entre l’ homme et la femme. Les deux êtres étant différents mais complémentaires. Ainsi, cette légende est aussi porteuse d’un symbole érotique puissant par l’échange des pouvoir. De même y a t-il une ambiguïté sexuelle à travers le travestissent, l’échange d’attributs et des rôles. Un jeu des contraires s’instaure donc; la dualité est en jeu.


Concordia Discors/Discordia Concors

•24 mars 2010 • Laisser un commentaire

Dans la mythologie romaine, Mars (en latin  Mars, « le brave ») est le dieu de la guerre. Il est identifié avec le nom d’Arès, pour les Grecs, et passe ainsi pour le fils de Jupiter (Zeus pour les Grecs) et de Junon (Héra pour les Grecs). Les poètes latins lui donnent cependant une autre origine : jalouse de ce que Jupiter avait mis au monde Minerve sans sa participation, Junon avait voulu, à son tour, concevoir et engendrer. La déesse Flore lui indiqua une fleur qui croissait dans les campagnes d’Olène en Achaïe, et dont le seul contact produisait ce merveilleux effet. Grâce à cette fleur, elle devint mère de Mars. Elle le fit élever par Priape, de qui il apprit la danse et les autres exercices du corps, qui sont préludes de la guerre.

Vénus est la déesse de l’amour, de la séduction et de la beauté dans la mythologie romaine. Elle est équivalente à la déesse grecque Aphrodite. Elle est la mère d’Éros, dieu de l’amour, et d ‘Enée. C’est la femme de Vulcain (Héphaïstos pour les Grecs), dieu de la métalurgie, dieu forgeron… mais, elle le trompe avec son frère Mars, dieu de la guerre.

Cette union, entre Mars et Vénus, a une signification philosophique : le principe de « Discordia Concors » ou « Concordia Discors ». Ce couple donne naissance à une harmonie dissonante. L’union de la guerre et l’amour ; la guerre est vaincue par l’amour, le résultat : la paix!

Mars et Vénus

Voici une œuvre de Piero di Cosimo, réalisée vers 1490. On voit représentés Mars et Vénus avec plein des petits détails : les lapins, les puttis (les petits anges), les colombes qui s’embrassent… tout dans un paysage idyllique.

Dans cette autre œuvre de 1497, cette fois-ci du peintre Andrea Mantegna, est représenté l’union (ou le « mariage ») entre Mars et Vénus. Cette œuvre faisait partie des peintures qui décoraient le studiolo d’Isabella d’Este, épouse de Francesco II de Mantova. Le thème mythologique du mont Parnasse, lieu des amours adultères de Mars et Vénus, serait celui de l’épanouissemnt des arts représenté par Apollon et les Muses, sous la bienveillance de Vénus (qui est ici une représentation idéale d’Isabella d’Este) et de Francesco Gonzague (ici représenté comme le dieu Mars). Mars et Vénus sont placés au-dessus d’un arc de pierre, devant un lit formé avec les deux plantes caractéristiques de ces deux personnages principals. Ils sont côtoyés à gauche par Anthéros, signe de l’Amour céleste, qui décoche une flèche sur l’entrejambe de Vulcain (Héphaïstos pour les Grecs). Les neuf muses (filles du dieu Zeus (Jupiter pour les Romains) et de Mnémosyne (déesse de la mémoire)) sont sur le devant du tableau en dansant la musique produite par Apollon (dieu du chant, de la musique et de la poésie), qui est en jouant la lyre, assis dans la partie gauche du tableau. À la droite, Mercure (Hermès pour les Grecs) est accompagné de Pégase (le cheval ailé, lié à l’idée d’immortalité) ; derrière eux tombent les cascades de l’Hélicon (la montagne sacrée des Muses). Loin, une ville est visible dans la trouée de l’arc de pierre.

Le thème de cette peinture de Mantegna est encore « Discordia/Concors et Concordia/Discors ». Avec l’union de Mars et Vénus, deux figures contraires, on arrive à l’harmonie des sphères : le mouvement circulaire des Muses, les deux lapins et l’écureuil représentés dans la partie inférieure du tableau, cette paix qui se dégage… Ici, Mantegna représente la force créatrice de la nature grâce à cette union. Dualité entre l’homme et la femme, entre Mars et Vénus. Une dualité qui peut nous ressembler assez dissonante mais qui donne comme résultat une harmonie totale.

D’ailleurs, la fille de Mars (Ares pour les Grecs) et de Vénus (Aphrodite pour les Grecs) s’appelle Harmonie.


Comme ces deux exemples de peintures qui représentent Mars et Vénus, il en a des autres. Le concept de « Discordia/Concors et Concordia/Discors » est lié à l’idée d’harmonie comme résultat de l’interaction de différentes unités ou éléments opposées ou contraires.

Ying Yang

•24 mars 2010 • Laisser un commentaire


Symbole de dualité

Dans la philosophie chinoise, le yin (traditionnel : 陰, simplifié : 阴 ; pinyin : yīn) et le yang (traditionnel : 陽, simplifié : 阳, pinyin : yáng) sont deux catégories complémentaires, que l’on peut retrouver dans tous les aspects de la vie et de l’univers. Cette notion de complémentarité est propre à la pensée orientale qui pense plus volontiers la dualité sous forme de complémentarité.

Le symbole du Yin et du Yang, le taijitu (souvent entouré de 8 trigrammes) est bien connu dans le monde occidental depuis la fin du XXème siècle. Le yin représente entre autres, le noir (ou souvent le bleu), le féminin, la lune, le sombre, le froid, le négatif, etc…, Quant au yang, il représente entre autres le blanc (ou souvent le rouge), le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur, le positif, etc… Cette dualité est également associée à de nombreuses autres oppositions complémentaires.
Ils sont également souvent chez les taoistes, à l’instar du drapeau de Corée du Sud, représentés en bleu et rouge, et en noir et blanc sur le papier ou sur d’autre support ne permettant pas la couleur.

Les points de couleurs opposées, appelés biaoli dans la médecine chinoise, rappellent que ces deux concepts sont liés, se succèdent mutuellement et que l’un existe grâce à l’autre.

À partir de l’approche analytique, qui consiste à considérer séparément le Ying, puis le Yang. Le biaoli suffit à caractériser la pensée confucianiste, et son avantage spécifique  – l’amitié – par rapport au dualisme auquel on réduit trop souvent la culture occidentale, et ses approches chrétienne ou cartésienne – autre dualisme, source de double contrainte.
L’amitié (entre des points de vues ou entre des milieux physiques) est le principe qui permet à des entités (morales ou physiques) opposées de se communiquer entre elles.

Pourrait être décrit en termes de yin et yang, tout ce qui se trouvent :
– en relation d’opposition, tout en sachant que, comme le montre le taijitu, chacun des deux porte en lui le germe de l’autre ;
– en relation d’interdépendance, l’un ne se concevant pas sans l’autre ; l’excès ou la déficience d’un des deux entraîne des conséquences sur l’autre et un déséquilibre de l’ensemble ;
– en relation d’engendrement et de mutation de l’un en l’autre, comme par exemple lorsque le jour fait place à la nuit ;
Le yin et le yang peuvent chacun se subdiviser en sous-éléments yin et yang ; ainsi, si l’on ne distingue que deux catégories dans le concept de température, le froid est yin et la chaleur yang, mais il est possible de subdiviser la notion de chaleur en deux selon un quelconque critère (tolérance par exemple), et de distinguer une chaleur yin et une chaleur yang…

Il ne s’agit pas de correspondances absolues, puisqu’elles ne sont attribuées qu’à l’intérieur d’une amitié d’opposés.
De ce fait, on ne peut pas vraiment dire que quelque chose est Yin, qu’autre chose est Yang. Il serait plus exact de dire que quelque chose est plus Yin par rapport à autre chose qui est plus Yang. Par exemple, le mouvement de montée est Yang par rapport au mouvement de descente qui est Yin. Dans toute chose il y a du Yin et du Yang, comme l’illustre le fameux symbole du Tai Ji, car c’est l’interaction de ces deux forces qui créent le mouvement, le Qi, l’énergie.

Actuellement, le Ying Yang connait une popularité internationale, notamment parmi les jeunes, souvent associé à des concepts qui sont des simplifications de ses significations d’origine. Dans la  »youth culture », il est devenu un des symboles artistique et culturel aussi connu que le symbole de paix. L’idée fondamentale demeure cependant: des forces contraires, des dualités naturelles, aux antipodes, qui s’unissent, créant ainsi un équilibre. Etant donné ‘‘l’infinité de dualité’’ présente dans le monde, la représentation du Ying Yang est facilement reprise; étant donné les divers sens qu’on peut lui attribuer ; chacun peut y trouver ce qu’il y désire… Etant souvent représenté par le symbole Taijitsu, particulièrement dans les cultures occidentales, il est ainsi aussi reconnu. (cf. image).