Mutations de la culture face au numérique; la recherche et le numérique.

•28 mai 2010 • Laisser un commentaire

I.La culture artistique face au numérique en général

Comme l’article Interaction entre art et science le constate: « Paradoxalement… les chercheurs recourent aux machines dans un effort pour redéfinir la créativité humaine” (Jonathan Benthall). En effet, dans le monde moderne l’art a souvent recours à d’autres moyens de productions et d’approches vis-à-vis de l’art : Est-ce par choix ou par nécessité? L’art aurait-il atteint un épuisement créatif, qui l’a inévitablement poussé vers le numérique? Le numérique, par exemple, représente un, sinon le moyen majeur pour produire et diffuser de l’art. Avec ces nouveautés, l’approche vis-à-vis des arts visuels est sensiblement modifiée: peut-être que la culture globale même, qui englobe l’art, à changé aussi ? Ceci est certain.

Le numérique était peut-être un choix dans le passé,  »une nouvelle approche à considérer, à explorer », mais ce choix est vite devenu un choix irréversible à adopter. Qui verrait un retour à un art non-numérique (, peut-être plus authentique)? Personne, du moins pour quelques temps.  Avatar de James Cameron (2009) au cinéma est l’illustration parfaite de ce non-retour et de cette approche numérique qui s’affirme:  »le public ne sera plus impressionné par autre chose », certains affirment.

Ainsi, avec cette nouvelle approche, ce nouvel art qui s’affirme, une nouvelle culture naît aussi, autour de celle-ci. La place des médias face à la culture est aussi un sujet extensif et intéressant a étudier, particulièrement de nos jours (la majorité de ces médias travaillant avec ou étant numériques!).

II.Considérations particulières autour de la recherche en Archéologie et en Histoire de l’art


Cette place de la culture dans le numérique, du numérique dans la culture; de l’art dans la culture numérique est d’une grande importance, particulièrement pour ceux qui créent, médiatisent protègent ou apprécient notre patrimoine artistique et culturel.

Pourtant, cette numérisation globale et constante qui ne cesse d’évoluer représente aussi un danger pour la culture. Avec la diffusion d’internet, libre et gratuite dans la plupart des pays, l’information est non seulement mise à la disposition de tout le monde, mais aussi mise en disposition par tout le monde. Cette liberté d’expression permet à chacun de mettre en ligne la quantité de données qu’il veut, or cette facilité de transmettre, faire circuler est dangereuse car aucune source n’est mentionnée de nos jours, les informations sont peu fiables et peu spécifiées. Cette énorme base de donnée libre et pour la plupart gratuite qu’est internet a encore besoin d’évoluer pour devenir une source d’information sure à travers le monde. Avec le temps on pourrait voir l’apparition d’une archive éternelle si l’on met assez de données contrôlées en ligne.

Intéressons-nous donc à la recherche en particulier, face au numérique. Comme toutes les questions sujettes à débat, nous y répondrons en mettant en avant les bienfaits et les méfaits supposés apportés à la recherche par les technologies numériques et notamment l’internet.
Tout d’abord, rappelons que la recherche est un acte qui demande une question, une ou plusieurs réponses obtenues à la fois par l’analyse de données déjà existantes sur le sujet et de données issues de recherches « sur le terrain », plus ciblées (le chantier de fouille ou les prospections des archéologues, les collections ou les monuments des historiens de l’art…). Il y a donc une part importante de la recherche qui est basée sur le traitement de données archivées. Ce qui nous emmène à la question du rôle d’internet dans cette partie de la recherche.

C’est en effet un outil tout trouvé pour l’archivage et qui semble fonctionner convenablement mais quelques problèmes se posent. En effet, il y a tout d’abord la question de l’accessibilité aux données– certes, tout le monde pourvu d’une connexion peut accéder à un nombre considérable d’information, mais dès que l’on cherche à entrer dans des détails très ciblés on se trouve souvent confronté à des sites comportant des conditions d’accès (entendons par là des conditions monnaitaires). Ainsi, comme nous l’avons déjà constaté : la fiabilité est souvent compromise pour un public large, l’exemple le plus significatif étant le fameux ouvert et gratuit wiképédia.

De plus, dans toute présentation orale ou écrite il est désormais courant d’inclure une webographie en plus de la traditionnelle bibliographie. Or, on sait qu’internet est un monde qui bouge beaucoup et que des pages voir des sites entiers changent constamment d’adresse; Il devient donc dans certains cas anodin de citer des sites web. Une liste de liens ne peut pas remplacer une bibliographie présente dans un ouvrage ou un article, pour la raison que l’on vient d’évoquer (les liens « morts » sont rarement supprimés par les webmasters) mais également du point de vue de la fiabilité même des liens.

On peut cependant voir un grand intérêt dans l’Internet, résidant au niveau de l’image. De nombreux programmes permettent d’obtenir et d’utiliser une quantité impressionnante de données visuelles (picasaweb, photo libre, imageshack…).

Internet est un outil compatible en tous points avec la recherche (communication instantanée, partage de données) mais il y a d’importantes questions à régler, notamment au niveau de l’accès aux données, et de leur control.

Hindouisme, Bouddhisme.

•14 avril 2010 • Laisser un commentaire

Les représentations artistiques des dieux hindouiste et bouddhiste se ressemblent malgré les grandes différences idéologiques derrière. Ceci serait comme un point de rencontre (des grandes différences, séparant ces deux religions).  Les hindouistes et les bouddhistes croient en une non-dualité cependant, tandis que d’autres religions (telles Islamiques ou Judéo-chrétienne) croient en une dualité marquée chez l’Homme.

 »Dans la non-dualité, Dieu est la seule réalité et l’individu est une illusion qui disparaît une fois que celui-ci est  »éclairé ». Dieu est le seul qui demeure. Dans la dualité, Dieu et l’individu sont éternellement séparés, par leur identité et existence; et l’individu continue d’évoluer infiniment après sa vie sur terre »-  J, Leon

Ci-dessus nous avons un dieu hindouiste, dont la représentation est proche du dieu bouddhiste (qui suit), malgré des différences à apprécier.

Interaction entre Art et Science.

•7 avril 2010 • Laisser un commentaire

Art et Science : deux différentes entités qui forment une totalité.  Il existe une interaction entre ces « deux cultures ». Cheng-Dau Lee, qui a obtenu le prix Nobel en physique dit :  « Art et science ne sont pas séparés l’un de l’autre ».

La Science est quelque chose de précis, d’exact, non pas liée aux émotions. Il existe de nombreuses définitions pour le mot science.  La science (du latin scientia, « connaissance ») est, d’après le dictionnaire Le Robert « Ce que l’on sait vrai, l’ayant appris, ce que l’on tient pour vrai au sens large. L’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisé par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables [sens restreint] »

L’Art peut être défini comme une activité qui manifeste de la beauté. On peut avoir une certaine difficulté à définir ce mot. L’art fait référence à de nombreuses disciplines : la musique, la danse, le théâtre, le cinéma, la peinture, la sculpture, et tous les arts visuels en général.  L’art (du latin Ars, artis « habilité, métier, connaissance technique ») est une activité humaine, le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait, consistant à arranger entre eux divers éléments en s’adressant délibérément aux sens, aux émotions  et à l’intellect.

Alors, même s’ils semblent être des champs complètement différents, il existe une interaction qui les unis. Les grands maîtres de tous les temps se sont intéressés aux deux champs, comme par exemple Léonard de Vinci.

Abraham Tamir , le professeur de l’université Ben-Gurion, en Israel, a fondé en 1998  le musée d’art & des sciences, le premier de son genre. Il veut nous montrer  avec ce projet l’interaction qui existe entre Art et Science. Ce musée est basé sur l’idée d’une certaine dualité : l’art est utilisé pour illustrer la science ;  et la science sert comme un instrument pour créer de l’art.

« Paradoxalement… les chercheurs recourent aux machines dans un effort pour redéfinir la créativité humaine ».

Jonathan Benthall.

La dualité dans la musique et dans la représentation des instruments de musique

•7 avril 2010 • Laisser un commentaire

Concernant la pratique musicale, Platon distingue deux types de musiciens, se complétant par leur approche: l’un est guidé par la règle, la théorie, et produit une musique régulière, parfaite et répondant à des règles mathématiques. L’autre, lui, trouve sa musique dans ses sentiments et vise avec son inspiration à séduire son auditoire. On a ici en fait une dualité entre l’axiome et le sentiment, la règle et l’inspiration spontanée, qui sont deux approches totalement opposées mais pouvant tout à fait se recouper. Voici une analyse succincte de la vision platonicienne :

De plus, la musique peut universellement être considéré comme comprenant deux dimensions :  l’une mélodique, dont la règle dont nous parlions précédemment peut ou non régir son contenu, et une autre dimension rythmique qui cadre d’une multitude de manières la mélodie. Ainsi, la mélodie ne peut être sans le rythme (même si l’on a affaire à un bourdon mélodique avec un rythme répétitif) et vice versa (un rythme, joué par n’importe quel instrument que ce soit, aura obligatoirement un son). Mais lorsque l’on parle de rythme, il ne s’agit pas ici de la base rythmique pouvant se traduire par une formation de percussions par exemple, mais les rythmes eux-mêmes suivant lesquelles une mélodie existe. Ainsi, l’un et l’autre sont interdépendant tout en pouvant être pris indépendamment comme deux éléments distincts, constituant en somme une certaine dualité.

La Dualité, fondement de l’Homme & de l’Eglise

•7 avril 2010 • Laisser un commentaire

Nous vous invitons à consulter ce texte, étude intéressante sur la dualité corps/âme chez l’homme, en rapport avec les fondements des institutions religieuses ou culturels, au Moyen-âge. Cela peut nous amener à comprendre cette dualité idéologique qui est retransmise dans l’art.  (L’art  religieux  ayant une place centrale dans l’art en général).
Le texte suit trois axes:
-Représentations médiévales de la personne, entre dualité et ternarité
-Entrelacer le corps et l’âme
-L’articulation corporel/spirituel comme modèle social

 »Le présent article vise à montrer que les conceptions de la personne humaine dans l’Occident médiéval sont plus complexes que ne le laisse penser leur apparence de simple dualité.  Outre différents aspects qui peuvent s’ajouter à la dualité âme/corps, il convient de prêter une grande attention au type de rapport établi entre l’âme et le corps. On constate alors que la dualité est pour le christianisme médiéval un moyen de se distinguer radicalement du dualisme, en permettant de penser l’articulation et l’union nécessaire de l’âme et du corps. Au fil des siècles qui mènent jusqu’au Moyen Âge central, cet aspect ne fait que se renforcer ; il conduit à proclamer avec emphase le caractère positif de l’union de l’âme et du corps, seule capable de constituer véritablement la personne humaine, qui doit être reformée à la fin des Temps grâce à la résurrection des corps. Enfin, on argumentera que le corps glorieux des élus, et plus largement l’articulation du corporel et du spirituel promue par le discours théologique, constituent un modèle idéal de la société chrétienne. Toute la logique de la chrétienté médiévale, entièrement structurée par l’Institution ecclésiale, dépend de sa capacité à articuler positivement le spirituel et le corporel,  c’est-à-dire à spiritualiser le corporel. Quelles que soient les ambiguïtés et les contestations possibles, l’image de la personne et l’unité psychosomatique pensées par la scolastique se révèlent être un instrument puissant pour fonder le corps social et ecclésial, à la fois dans ses hiérarchies et dans son utopie communautaire. »

La dualité dans la danse

•7 avril 2010 • Laisser un commentaire

Une grande variété de danses puise son inspiration dans le thème de la dualité, notamment la dualité existant entre homme et femme. Ainsi, des éléments caractérisant la virilité peuvent être soit allié, soit confrontés à des éléments gestuels caractéristiques de la féminité. On retrouve cette prédominance de la dualité dans la danse indienne « bharatanatyam » par exemple, dont un aperçu est disponible ici.

Sur le forum « dansomanie« , un débat est également ouvert sur la question de la dualité dans le Lac des Cygnes.

Album

•31 mars 2010 • Laisser un commentaire